17 novembre, gilets jaunes, encore une protestation sans revendication

Beaucoup parlent de la manifestation du 17 novembre… les médias font une publicité dingue pour cet événement, on entend même parler de “mouvement citoyen”. Mais qu’en est-il dans les faits ? Y a-t-il quelque chose de citoyen là-dedans ?

Nous ne venons pas ici critiquer ce ras le bol (qui a toute sa légitimité) ni nous opposer par principe à l’évènement. Chacun peut se faire son opinion sur l’origine de la protestation populaire et la forme que celle-ci a prise…. Mais parlons de la suite…

Quelles seront les conséquences de cette journée ?

En l’absence de revendication concrète, cet évènement restera probablement lettre morte. Dans le meilleur des cas, le gouvernement pourrait reculer, ou inventer des petits cadeaux fiscaux pour faire passer la pilule. Mais le plus probable est encore qu’il ne se passe rien.

Toute cette énergie dépensée pour si peu de résultat… Un beau gachi !

Si cette manifestation était vraiment “citoyenne”, on y verrait des revendications “citoyennes” : le contrôle citoyen des taxes par exemple, ou mieux : le Référendum d’Initiative Citoyenne 😉
Malheureusement, il semble que nous ne soyons que face à une protestation d’automobilistes qui s’inquiètent (à juste titre) pour leur pouvoir d’achat, mais qui ne réalisent pas encore la nécessité d’un contre-pouvoir citoyen.

Si les Français, à 83% favorables au RIC, se mobilisaient pour celui-ci, ils l’obtiendraient, et il en serait fini des taxes injustes. Avec le Référendum d’Initiative Citoyenne en toutes matières, les citoyens auraient le contrôle sur leurs élus, leurs lois, leurs taxes… Ils seraient enfin souverains !

Même les politiciens y trouveraient leur compte (enfin ceux qui cherchent vraiment l’intérêt général). Ils pourraient enfin réformer dans la paix sociale. Plus aucun blocage, fini les manifestations… les citoyens auraient un outil pour décider. Ils ne seraient plus contraints de bloquer le pays pour se faire entendre.

Dans la crainte que cet événement ne soit malheureusement pas l’occasion de revendiquer le RIC, nous appelons à manifester, mais cette fois, pas pour rien ! Lorsque le nombre de promesses sera suffisant nous lancerons une manifestation avec pour unique revendication : L’instauration du Référendum d’Initiative Citoyenne en toutes matières dans l’article 3 de la Constitution !

Merci de donner au plus vite un accord de principe sur ce formulaire :


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Que penser de l’association ANTICOR ?

Résultat de recherche d'images pour "anticor logo png"L’association ANTICOR est “une association fondée en juin 2002 par Éric Halphen et Séverine Tessier pour lutter contre la corruption et rétablir l’éthique en politique. Son ambition est de réhabiliter le rapport de confiance qui doit exister entre les citoyens et leurs représentants, politiques et administratifs.”

ANTICOR joue franc jeu dès les premières lignes de son texte de présentation… Ils se donnent un rôle de réhabilitation de la démocratie “représentative”. Ils seront donc jugés par beaucoup de Démocrates comme étant des défenseurs de la privation du pouvoir citoyen, “démocratie représentative” étant un oxymore aux yeux des puristes.

Qu’en est-il dans les faits ?
…que pense cette association du fait de donner la parole aux citoyens ?

Vous trouverez ci-dessous le témoignage édifiant d’Yvan Bachaud, un des membres de l’association Article3.

Pour résumer :

ANTICOR avait dans leur charte municipale un référendum local à l’initiative de 20% des “habitants”. Très bon critère, et très démocratique ! MAIS, celui-ci a depuis été retiré de la charte… trop démocratique à leurs yeux probablement…

Yvan Bachaud a rejoint l’association ANTICOR qui lui semblait, à l’époque du référendum local, une association prônant la démocratie directe et le contrôle continu des élus.

En tant que membre d’ANTICOR, il a fait plusieurs propositions à l’assemblée générale :
– la première, pour la suppression du seuil de 50% de participation au référendum local, car cela le rendait inapplicable.
– la seconde pour que le RIC national entre dans les revendications d’ANTICOR.

Et là, la situation se corse… Il a déposé ses propositions auprès du Conseil d’administration qui les a inscrites à l’ordre du jour. Mais le jour de l’AG, une motion “illégale” (non inscrite à l’ordre du jour) a été adoptée pour qu’il n’y ait pas de votes sur celles d’Yvan (pourtant régulièrement inscrites à l’ordre du jour).

Il a contesté cette violation patente des statuts. En vain…

Peu après les dirigeants ont supprimé (sans en informer les membres) la clause de la “Charte municipale d’ANTICOR” sur le RIC communal. Et il n’y est pas non plus dans la Charte municipale de 2014…

Nous attendons donc avec impatience son retour pour celle de 2020. Mais tout porte à croire que leur position est définitive :

Hors de question pour ANTICOR
de rendre la parole aux citoyens entre deux scrutins !

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Assemblée nationale : TOUS dans le même sac, François Ruffin le premier…

Un texte de loi pour l’inclusion des élèves en situation de handicap” a été déposée par Aurélien Pradié (les Républicains). Il prévoyait la création d’un statut “d’aidant à l’inclusion scolaire”, avec la création d’une véritable formation, reconnue par l’État.
Ce texte a été soutenu par tous les groupes d’opposition ce qui n’est pas habituel. Et comme quasi tous ceux des “oppositions”, il a été rejeté.

Ce texte a été véhémentement défendu par François RUFFIN comme si c’était le sien.
Et comme à son habitude il n’a pas mâché ses mots, dénonçant l’ignominie de la majorité des marcheurs : “j’espère que le pays ne vous pardonnera pas” (…)  “Ce vote vous collera à la peau comme une infamie” (…) “cette discussion aura eu un mérite : vous démasquer”

Le rejet de cette proposition de loi aura eu le mérite d’apporter une preuve de plus que les prétendues “oppositions” ne veulent – en réalité – surtout pas s’opposer. Peu importe les souffrances des citoyens concernés.

En effet, si elles voulaient s’opposer, à chaque rejet d’un amendement ou d’une proposition de loi, toutes les prétendues  “oppositions” termineraient par quelque chose comme :
Aujourd’hui le droit pour le peuple d’exercer la souveraineté nationale est purement “théorique”, si le Gouvernement du “nouveau monde” l’avait transformé en “droit réel” avec le référendum d’initiative citoyenne (RIC) en toutes matières, nous pourrions – comme en Suisse notamment – en appeler sur ce texte à l’arbitrage du peuple devenu “réellement” le Souverain.

L’Opposition est une fois de plus démasquée. Et François Ruffin, le premier. (Note)

Ce refus de s’opposer, est très cartésien pour des professionnels de la politique.

En effet :

  • Ce qui intéresse tous les députés d’opposition : être réélus en 2022.
  • Ce qui intéresse tous les partis d’opposition : avoir plus de députés en 2022 (ce qui veut dire plus d’argent public).
  • Ce qui intéresse tous les partis d’opposition ayant une chance d’être au second tour de la Présidentielle : que leur candidat y soit en 2022.

Or, la condition sine qua non pour atteindre cet objectif est également simple :
Le Président de la République et la majorité élue sur son programme DOIVENT ÉCHOUER !

Pas question donc pour “l’Opposition” de demander un outil (le RIC en toutes matière) qui lui permettrait de s’opposer aux réformes délétères susceptibles justement d’entraîner cet échec !

Mais, il serait tout aussi cartésien que les citoyens refusent de choisir de prétendus représentants aussi longtemps qu’ils ne disposeront pas du RIC en toutes matières pour exercer sur eux un contrôle continu.
En 2017, aux législatives, 60% des inscrits ont refusé de choisir un député, les 83% favorables au RIC (IFOP.Focus n°158 avril 2017) peuvent faire mieux aux Européennes.

 

Le RIC peut SEUL, mettre fin à l’impuissance politique des citoyens !

Rassemblons nous pour “l’exiger” sur les places publiques !

clic-ric.org/appel-a-manifester

 


 

Note : Le RIC était dans le programme législatif de la France insoumise; son collègue Coquerel, s’était engagé en août 2017 sur la Radio insoumise, à déposer une proposition de loi pro RIC en septembre 2017. youtu.be/C94c55bWKao?t=3537  (à 55.mn 35 sec)
Pourtant le 01 février 2018 le RIC n’était pas dans les 5 lois mises à l’ordre du jour à l’occasion très rare de leur” niche parlementaire”. OUI, les masques sont bien tombés… 😦

La CGT ne veut pas s’opposer au Gouvernement…

Samedi 6 octobre 2018 à la fin de l’émission de France inter “On n’arrête pas l’éco”, Philippe Martinez a dénoncé d’une part les prétendues négociations à la mode du Président Macron dans lesquelles celui-ci fixe à l’avance l’objectif (ici à 40:35), et d’autre part le fait que des contrats signés par certains syndicats, pas la CGT, par exemple en matière de formation professionnelle, ont au final été écartés dans la loi !

Et M. Martinez conclut : “On ne peut pas continuer comme cela.”         

Mais alors, pourquoi Mme Alexandra Bensaid ne lui a-t-elle pas demandé (jusqu’à avoir une réponse)  pourquoi la CGT n’a jamais demandé au Gouvernement l’instauration du référendum d’initiative citoyenne (RIC) en toutes matières ? (Pourtant souhaité par 83% des Français selon un sondage IFOP.Focus d’avril 2017.)
Indiscutablement, il inciterait le Gouvernement à une véritable concertation et en tous cas permettait à la CGT d’imposer un référendum visant à abroger toute loi estimée inappropriée ou injuste, ainsi que de soumettre directement au peuple les propositions alternatives de la CGT pour leur faire donner “force de loi”.
En Suisse qui dispose du RIC, un syndicat a obtenu en 1996 (avec 67% de OUI) l’abrogation d’une loi sur la flexibilité du travail jugée trop favorable aux patrons et en 2002 (avec 52,6% de OUI) le refus de la libre concurrence sur le marché de l’électricité.

En cette période de réforme, le CLIC espère que les médias vont enfin poser aux syndicats cette question du RIC qui permettrait des négociations équilibrées et donnerait la décision finale au peuple “dit” souverain. Et qu’ils demanderont à la Majorité si le “droit réel” d’exercer la souveraineté nationale par le RIC va être inscrit dans l’article 3 de la Constitution du “nouveau monde politique” annoncé…

La seule chose qui intéresse les professionnels de la politique c’est “l’alternance” !

Laurent Wauquiez à Edouard Philippe : “L’hôpital qui se fout de la Charité”…

Sur France 2 le 27.09.2018, à “L’émission politique”, Laurent Wauquiez a rappelé à Edouard Philippe que pendant la campagne de LR, comme porte-paroles d’Alain Juppé, il proposait de revenir sur le droit du sol et lui a demandé pourquoi comme 1er ministre il ne le faisait pas… (Ici à 1:48:05)
De même pour la suppression de l’aide médicale d’Etat aux clandestins, alors que comme député il avait déposé un amendement en ce sens… (Ici à 1:48:15)

Cela ne manque pas de sel quand on a les preuves écrites que Laurent Wauquiez fait pire dans la Région où il est vraiment le n°1, ce qui n’est pas le cas (malgré son titre) du 1er Ministre !

Dans un communiqué passé à la trappe par tous les médias, le CLIC (Comité de Liaison pour l’Initiative Citoyenne) avait dénoncé le fait vérifiable que le “Président de Région Laurent Wauquiez” ne respectait pas sa signature de “candidat” !

En effet ce dernier a signé un “engagement public dans lequel il s’engage à organiser systématiquement toute consultation demandée par 10% des inscrits, et à prendre en compte le résultat si le oui l’emportait avec un pourcentage des inscrits supérieur à celui obtenu par sa liste. Cartésien et démocratique, ce n’est qu’une simple application bienveillante pour les citoyens de la loi du 13.08.2004.

Pourquoi Léa Salamé, quand elle écoute Laurent Wauquiez donner des leçons de respect de la parole au 1er Ministre, ne lui rappelle-t-elle pas que depuis le 1er janvier 2015 l’opposition dispose de l’article 11 de la Constitution pour pouvoir soumettre à référendum ses solutions alternatives, et tenter d’abroger des lois estimées inappropriées ?

Un référendum peut être organisé à l’initiative exclusive de 185 parlementaires (ce qui n’est pas un problème pour LR) et le soutien nécessaire pour poursuivre la procédure (10% des inscrits) ne risquerait pas de lui manquer vu les scores d’E.MACRON dans les sondages…

Ce sera une preuve de plus que LR ne veut pas s’opposer, car plus le Gouvernement prend de mauvaises mesures, plus LR a de chances de gagner la Présidentielle en 2022 ! Peu lui importe les souffrances des Français concernés.

 

La seule chose qui intéresse les professionnels de la politique c’est “l’alternance” !

 


 

Edouard Philippe prétend “faire confiance au bon sens des Français”…

Dans la même émission (ici à 1:55:49) L.Wauquiez accuse E.Philippe d’avoir un problème avec la vérité et L.Wauquiez l’accuse d’avoir un problème avec la réalité !
Rappelons que le Gouvernement a annoncé la fin d’un monde politique qui donnait aux citoyens des droits “théoriques” et non des “droits réels”.

Et puisque dans cette émission Edouard Philippe prétend “faire confiance au bon sens des Français”, le CLIC (Comité de Liaison pour l’Initiative Citoyenne) lui demande à nouveau de leur donner le “droit réel” de pouvoir décider de ce qui les regarde en instaurant dans l’article 3 de la Constitution (en cours de révision) le référendum d’initiative citoyenne en toutes matières, y compris constitutionnelle et de ratification des traités.

Ci-dessous la question circonstanciée posée par le CLIC au Premier ministre et restée sans réponse…

Estimant que c’est le premier droit réel à accorder aux Français, leur immense majorité vous demande :

Allez-vous, M. le Premier Ministre, déposer rapidement un projet de loi en faveur de l’instauration dans l’article 3 de la Constitution du référendum d’initiative citoyenne en toutes matières, y compris constitutionnelle et de ratification des traités ?

M.Castaner, porte parole du Gouvernement, a déclaré le 30 août 2017 à J.J. Bourdin de RMC, vouloir “mettre fin à une époque”, celle des droits théoriques, pour donner aux Français des « droits réels ».
Le droit théorique le plus important est indiscutablement l’attribution de la souveraineté nationale et de son exercice au peuple qui est ainsi – mais en théorie seulement – le Souverain.
Article 3 : “La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum (…)

Le premier problème c’est que “par ses représentants” le peuple ne peut rien exercer du tout puisque quoique ceux-ci fassent (jusqu’à faire l’opposé de ce qu’ils ont promis) pendant 5 ANS, les électeurs ne peuvent pas reprendre la parole pour décider de ce qui pourtant les regarde, ou éventuellement procéder à une mise à la porte anticipée.

Le second problème c’est que “par la voie du référendum” le peuple ne peut pas exercer sa souveraineté non plus, car il n’a aucunement l‘initiative du référendum !

En pratiquement 60 ans, il n’y a eu que 9 référendums à l’initiative du Président ! Dont un totalement démagogique, en 2000 sur le quinquennat 70% d’abstention ! …et 73% de OUI. Le dernier référendum remonte à 12 ans celui sur le Traité Constitutionnel Européen (TCE) et la décision du peuple a été bafouée 3 ans plus tard par le Congrès.

  • Sachant que 83% des Français sont favorables au RIC. (Sondage IFOP. Focus n°158 d‘avril 2017 qui en confirme deux anciens à 82 et 88 %)
  • Sachant que la loi est censée être « l’expression de la volonté générale »… (Art.6 de la DDHC de 1789)
  • Sachant que le RIC permettrait de « transformer » la France durablement et dans la paix sociale.
  • Sachant qu’il est très facile de combiner une gouvernance « efficace » avec un contrôle citoyen continu.